Notre association Trait d’Union (loi 1901) et ce blog regroupent de simples administrés partageant une volonté commune : s’impliquer dans la vie de la cité et du plateau matheysin . Considérant que la politique et la démocratie ne sont pas seulement l’affaire des élus, par simple délégation électorale de pouvoir, mais aussi celles des citoyens, nous entendons suivre les décisions prises dans les instances communales officielles.
Conseil municipal très policé le 26 juin dernier. A l’ordre du jour : la nouvelle gendarmerie, pré des Moines, sur le terrain des jardins ouvriers. Dossier adopté à la majorité. Les élus de l’opposition se sont abstenus.
La commune construira les locaux et les louera à la gendarmerie. Un nouvel exemple du transfert des charges de l’État sur les collectivités locales, qui n’était pas une obligation pour la ville.
Coût de la construction : 410 000 euros par an pour un loyer annuel de 375 000 euros avec bail de 35 ans. Début des travaux dès la levée par le Préfet du blocage des permis de construire lié à la station d’épuration.
Pour ce faire, la municipalité a contracté un prêt auprès de l’AUXIFIP, filiale du Crédit agricole. Un prêt à taux variable, « crise internationale des subprimes » oblige, a expliqué le maire pour justifier la nature de ce prêt. Soit un coût minimum pour la commune de 35000 euros par an, sur 35 ans.
L’endettement de la ville était en 2007 de plus de 4 millions d‘euros (chiffres du ministère de l’Économie) à rembourser sur 25 ans.
La gendarmerie regroupe une trentaine de fonctionnaires. Ses pouvoirs s’exercent sur La Mure et les communes du Sud Isère. Certes et dont acte. Mais ce choix financier à géométrie variable, aventureux dans le contexte bancaire ambiant, pose questions et n’a pas été préalablement débattu. Il risque d’obérer l’avenir. Notamment au regard du coût d’autres dossiers en cours ( station d’épuration, médiathèque, rénovation des cités minières) ; ou d’autres investissements nécessaires (isolation thermique des bâtiments publics pour mise aux normes européennes en matière d’économies d’énergie ; ou encore rénovation des trottoirs dans le cadre d’un véritable plan de circulation).
Un choix risqué qui contraste singulièrement avec la politique de restriction budgétaire prônée par les élus de la majorité.
Ce souci d’économies les a d’ailleurs conduits à voter la suppression du car journalier transportant les élèves des Capucins à la cantine des Bastions, et d’un 1/2 poste d’assistante maternelle à l’école Pérouzat.
Face à ces orientations municipales, un débat public sur les finances locales s’impose.
Quant à la MJC, jugée ni jeune, ni culturelle et trop chère en subventions de fonctionnement (50 000 euros de subventions annuelles), elle fera place à la rentrée 2009 à un service municipal de la jeunesse. Le maire l’a confirmé avec force détermination lors du conseil municipal du 24 juillet. Un appel d’offres à des prestataires de services sera donc lancé. Sans doute sera-t-il très instructif de voir les candidats retenus et à quelles fins.
En outre, un partenariat sera mis en place avec les clubs sportifs existants pour les locaux et les activités tarifées selon le quotient familial.
A l’exception de la reconduction de la subvention au prorata, jusqu’à extinction des lumières, la fin de la MJC n’a pas fait l’objet de délibération et vote. La MJC ayant statut d’association et donc aucun lien juridique avec la ville, cette procédure n’a pas lieu d’être, a souligné le maire en guise de point final.
POUR MEMOIRE
Le conseil municipal est une séance publique, ouverte à tout un chacun qui peut assister aux délibérations sans intervenir. Sa tenue doit être préalablement annoncée par affichage en mairie avec l’ordre du jour, pour information des administrés. Nous avons rappelé le maire à cette obligation non remplie jusqu’ici.