Notre association Trait d’Union (loi 1901) et ce blog regroupent de simples administrés partageant une volonté commune : s’impliquer dans la vie de la cité et du plateau matheysin . Considérant que la politique et la démocratie ne sont pas seulement l’affaire des élus, par simple délégation électorale de pouvoir, mais aussi celles des citoyens, nous entendons suivre les décisions prises dans les instances communales officielles.
Il n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité en 2009, a clamé le maire, lors du conseil municipal de février dernier consacré au budget. En se félicitant d’avoir su obtenir des subventions du conseil général ou régional pour tel ou tel projet municipal « structurant ». Tout en dénonçant par ailleurs l’augmentation de la part financière de ces deux institutions figurant sur les feuilles d’imposition.
Qu’on ne s’illusionne pas. En effet, que les finances communales ne soient pas impliquées ne signifie pas absence de coût pour le contribuable murois. Lequel finit toujours par payer la note et le prix des subventions allouées par le département ou la région à la demande de la municipalité.
En revanche, la réforme de la taxe professionnelle, n’a pas été officiellement commentée. Demandée de longue date par le patronat, elle est prévue par le gouvernement d’ici 2010.
Cette taxe est perçue par les communes ou communautés de communes à partir d'entreprises situées sur leur territoire. Elle représente près de 16 % des ressources des collectivités locales et contribue pour plus du tiers à leur autonomie financière (1,5 millions d’euros prévus en 2009 par notre communauté de communes ). Les départements, les régions la perçoivent à des degrés divers. L’enjeu à la fois fiscal, politique, économique et social est donc de taille.
Qui va payer ce manque à gagner et sur quel mode ? Sujet éludé par les élus murois. Pour l’heure, sur fond d’imposition de la taxe carbone, pas de réponse claire du gouvernement.