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Notre association Trait d’Union (loi 1901) et ce blog regroupent de simples administrés partageant une volonté commune : s’impliquer dans la vie de la cité et du plateau matheysin . Considérant que la politique et la démocratie ne sont pas seulement l’affaire des élus, par simple délégation électorale de pouvoir, mais aussi celles des citoyens, nous entendons suivre les décisions prises dans les instances communales officielles.

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FINANCES ET OMNIPOTENCE

Notre association Trait d’Union a maintes fois  dénoncé  l’emprunt à taux d’intérêts variables sur 35 ans, que la ville a contracté en 2008 auprès d’une filiale du Crédit Agricole pour la construction de la nouvelle gendarmerie.

Lors du conseil municipal de décembre 2011, la municipalité s’est subitement préoccupée des prêts à taux variables souscrits par la commune auprès de la banque Dexia. Pas d’inquiétude à avoir et « prêts non toxiques » s’est empressé de souligner le maire, qui a tout de même jugé bon de renégocier ces prêts à taux fixe.

 A cette fin, Fabrice Marchiol a demandé au conseil municipal de lui accorder  une délégation de pouvoir. Délégation personnelle exigée, selon lui, par la situation actuelle qui ne permettrait  pas de réunir le conseil au fil des fluctuations boursières, évolutives de jour en jour…

Vote unanime des élus, y compris de ceux de  l’opposition PS qui  n’ont pas hésité à accorder au maire leur pleine confiance en la matière. Peu avant ce vote, en cette période de Noël, une tournée de papillotes au sein de l’assemblée avait déjà montré, sur fond de douceurs partagées, que l’ensemble du conseil municipal  parlait d’une seule voix et faisait chorus unitaire autour de Fabrice Marchiol, toutes tendances politiques confondues. Même entente cordiale pour les orientations budgétaires 2012 et  les comptes administratifs 2011 adoptés à l’unanimité en mars dernier…


Privatisation des profits et nationalisation des dégâts


Privatisée et compromise dans la crise américaine des « subprimes » en 2008, Dexia a réclamé l’aide de l’Etat  (France, Belgique, Luxembourg) à hauteur de 6,4 milliards d’euros payés par les contribuables.

En 2011, la Cour des comptes estimait que sur les 160 milliards d’euros de dettes souscrites par des centaines de collectivités locales auprès de Dexia, 30 à 35 milliards d’euros relevaient de prêts toxiques. Outre ces prêts à taux variables pouvant aller jusqu’à 25% d’intérêts, la banque proposait, en cas de renégociation, des prêts à taux fixes très lourds et assortis de pénalités.

Suite à la restructuration du groupe en octobre 2011, un accord a été récemment conclu entre Dexia, l'Etat, la Caisse des Dépôts et la Banque Postale. Ce nouveau montage contient de nombreuses incertitudes et aboutit de fait à une nationalisation cachée des pertes. La facture  de ces dérives financières et emprunts toxiques (environ 10 milliards d’euros) sera assurément payée par les contribuables, les collectivités locales et les personnels de la banque touchés par cette restructuration.

Les collectivités territoriales manquent encore de 10 à 12 milliards de prêts pour financer leurs investissements. Le Premier ministre François Fillon a certes promis le déblocage d’une enveloppe de 2 à 5 milliards d’euros, prélevés une fois de plus sur les fonds d’épargne gérés par la Caisse des dépôts. Mais cette enveloppe ne suffira vraisemblablement pas à répondre aux besoins. A suivre, à La Mure comme ailleurs.

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