Notre association Trait d’Union (loi 1901) et ce blog regroupent de simples administrés partageant une volonté commune : s’impliquer dans la vie de la cité et du plateau matheysin . Considérant que la politique et la démocratie ne sont pas seulement l’affaire des élus, par simple délégation électorale de pouvoir, mais aussi celles des citoyens, nous entendons suivre les décisions prises dans les instances communales officielles.
L'église Notre dame, édifiée en 1887, suscite des inquiétudes depuis de nombreuses années.
Un bon docteur spécialisé s'est rendu à son chevet en 2001 et a pratiqué tous les examens nécessaires pour déterminer l'origine du mal. Consultation facturée près de 17 0000 Francs de l'époque. Soit 22 000 euros actuels. Le diagnostic fut doctement annoncé : pathologie du béton.
Forte de ce diagnostic et au nom de la sécurité, la municipalité a décidé en été 2009 de mettre en œuvre le traitement préconisé par le bon docteur. Il devait se faire en deux phases : une « purge » d’abord, puis un lifting soigneux à la pâte ad hoc.
L'infirmier spécialisé, chargé d'effectuer les soins, enveloppe alors la belle d'un monumental échafaudage et voile la flèche. Mais, coup de théâtre en cours d’intervention, il est pris de doute sur la pertinence du remède préconisé. Le mal est à l’évidence plus grave et profond.
Le bon docteur, rappelé en urgence, se transporte à nouveau au chevet de la malade. Nouvelles expertises, nouveaux examens approfondis et, stupeur générale, un nouveau diagnostic tombe, assorti d'une nouvelle stratégie.
Un conseil municipal à huis clos se réunit le 23 novembre 2009 pour prendre les décisions qui s’imposent d’urgence. Et le conseil général est appelé à la rescousse financière.
Le remède préconisé est sans appel: amputation de l'appendice sur place, sous peine de voir le beffroi s'affaisser et la gravitation terrestre précipiter dangereusement la flèche dans le vide. Le beffroi, partie la plus fragile qui abrite les cloches, est largement ajouré sur les quatre cotés. Dans cette hypothèse nul ne serait épargné dans un rayon de 50 mètres.
Le bon docteur se montre finalement rassurant et affirmatif : « Après démolition du clocher, pas de soucis de sécurité pendant 20 ans ». Ouf ! Mais pronostic à court terme …
PAS SI SIMPLE
Dans l'attente de sa démolition, le clocher est une épée de Damoclès de quelques centaines de tonnes pesant sur la tête des occupants des bâtisses alentour.
Son amputation a nécessité l’édification d'une grue de 70 mètres. Pour éviter qu’elle ne vacille pendant les travaux, un socle en béton a été coulé dans la cour de l'église.
Bilan : neuf mois de retard dans le chantier, des estimations de coût revues à la hausse et la souscription de soutien engloutie dans la location d'un échafaudage onéreux.
Questions : ce premier chantier avorté a-t-il fait l’objet d’une préparation adéquate garantissant sa faisabilité ? N’a-t-on pas trop attendu ?
Quel crédit accorder à la première expertise ? Il est peu probable que l'état du béton ait évolué dans ces proportions en neuf ans !
Les élus de l’opposition avaient demandé que soit faite une nouvelle expertise préalable aux travaux. Proposition restée sans écho.
Autres sujets d’interrogation : comment va réagir le beffroi face aux chocs répétés des engins de démolition de la flèche? Lorsque le clocher sera démonté, comment répondra l'édifice aux sollicitations des cloches en mouvement ? Le beffroi, certes, sera déchargé de la masse du clocher mais en contre partie, il perdra l'importante inertie que lui conférait cette même masse.
Les voix du Seigneur étant impénétrables, vastes opérations à suivre …
LE VERSANT DES FINANCES
Le montant des travaux de démolition s’avérant plus élevé que la rénovation prévue en 2009, la municipalité a sollicité un nouveau secours financier du département.
Le Conseil général a donc réaffecté et augmenté son aide initiale en accordant une subvention de 235 000 euros, soit 50% du coût de l’opération estimé à 470 000 euros.
A cette subvention, s’ajoutent 20 000 € euros préalablement récoltés par l’Association de soutien à l’Eglise, 15 000 € par le Diocèse, 4 000 € par la Fondation de France et 40 000 € débloqués par la réserve parlementaire