Notre association Trait d’Union (loi 1901) et ce blog regroupent de simples administrés partageant une volonté commune : s’impliquer dans la vie de la cité et du plateau matheysin . Considérant que la politique et la démocratie ne sont pas seulement l’affaire des élus, par simple délégation électorale de pouvoir, mais aussi celles des citoyens, nous entendons suivre les décisions prises dans les instances communales officielles.
Nous avons été conviés à apporter nos remarques, réflexions, doléances lors de l'enquête publique organisée dans le cadre du PLU de La Mure (Plan Local d’Urbanisme) adopté le 23 février 2010.
Pour mémoire, le PLU, anciennement appelé POS, établit les grandes lignes de la vie communale. Un Plan d'Aménagement et de Développement Durable (P.A.D.D.), prévoyant une large concertation avec la population, doit obligatoirement y figurer. Ce document se veut une projection du futur, pour que les programmes de création, de transformation, d'entretien de tout ou partie du patrimoine local, s’inscrivent, au fil des réalisations, dans un ensemble cohérent sur le long terme.
Outre le peu de concertation et de débats publics précédant l’élaboration de ce plan (deux réunions en juin et octobre 2008, discrètement et tardivement annoncées), le document administratif recèle des lacunes suscitant des interrogations. Quant aux projets du futur qui seraient à l’initiative de la municipalité actuelle, (hors conseil général ou régional), ils brillent par leur absence. Repoussés aux calendes grecques, au nom de la dette ? Les besoins publics ne font pourtant pas défaut.
CIRCULATION : Retour du monstre du Loch Ness murois : le projet de déviation de la ville. Il est bien fait mention d'une « étude », mais aucun détail n’indique précisément le tracé du contournement et dans quelle perspective.
ASSAINISSEMENT : Si on interprète la synthèse -partie constitutive du dossier- une station d'épuration, avec le réseau d'égouts adéquat, devait être réalisée avant l'obtention de tout nouveau permis de construire pour des bâtiments communaux d’ampleur. Paradoxalement, le permis de la nouvelle gendarmerie en cours de construction, a été accordé, mais l’enquête publique sur la future station d’épuration ne s’est ouverte que fin novembre.
En attendant la station, les égouts de la nouvelle gendarmerie qui, elle, croît bon train, vont se déverser dans le ruisseau de Champagne. Lequel, avec le torrent de la Jonche, (irréversiblement pollué au pyralène), évacue nos déjections dans le Drac. Merci pour les baigneurs de la plage de Mayres-Savel…
Par ailleurs, au regard des documents relatifs à la station d’épuration et présentés dans le cadre de l’enquête publique, aucun réseau séparant égouts et eaux pluviales, ne semble prévu dès le démarrage de la station. Autrement dit, le réseau sera unitaire et recevra toutes les eaux, y compris de pluie. Faute d’équipement séparatif, programmé ultérieurement, des risques d’engorgement de la station sont à craindre, notamment en période de gros orage. Et les surplus de résidus, non traités, en provenance des communes de La Mure, Saint-Honoré, Ponsonnas, Prunières et Susville risquent fort, encore, de se déverser allègrement dans la nature.
LES BATIMENTS COMMUNAUX FANTOMES : Le PLU fait rapidement mention de quelques créations et entretiens. Mais il omet totalement d’évoquer deux bâtiments communaux, la mairie et le théâtre, véritables gouffres à énergie. Un gâchis payé par les impôts des contribuables qui, cerise supplémentaire sur le gâteau écolo, devront s’acquitter de la taxe carbone.
- Mairie. Rien n'est prévu pour sa mise aux normes. Hauteurs sous plafonds rendant le chauffage dispendieux; menuiseries, sans double vitrage; murs et plafonds sans isolation.
- Théâtre. Rien n'est dit sur ces locaux qui manquent aussi d'isolation et reçoivent 40000 personnes chaque année.
Rappel : la Commune et la Communauté de Communes finançaient le budget de fonctionnement du cinéma théâtre intégralement, jusqu'en janvier 2008. A cette date, la municipalité Muroise a décidé de réduire sa participation financière de moitié pour le chauffage des locaux et les salaires des techniciens de surface chargés de l’entretien. Soit un manque de 20 000 € par an pour les activités culturelles du théâtre et cinéma, gérées par l’association LMCT (La Mure Cinéma Théâtre).
En revanche, la commune, propriétaire des lieux, a promis de prendre en charge les travaux indispensables pour une enveloppe de 20 000€ annuels.
Prévus au titre de l’urgente nécessité : isolation thermique et phonique, réfection du plancher de scène, révision des issues de secours, aménagement de places pour les handicapés.
A ce jour, les conditions des travaux réalisés (défloquage et isolation phonique de la scène) laissent à désirer.